Eurodistrict Saarmoselle
 

Situation aux frontières de l'Eurodistrict à partir du 2 mars

Communiqué de presse du 1er mars 2021

 

Renforcement des conditions d'entrée sur le territoire allemand depuis la Lorraine : L'Eurodistrict critique Berlin - Gilbert Schuh et Uwe Conradt : "Nous sommes déconcertés et déçus".

 

Au vu des règles d'entrée sur le territoire renforcées pour les déplacements de la Lorraine vers l'Allemagne par le gouvernement fédéral, l'Eurodistrict SaarMoselle exige que tous les moyens de dépistage en Sarre soient exploités rapidement et pleinement, et que Berlin mette à disposition des tests rapides gratuits en Allemagne. À partir du mardi 2 mars, les frontaliers lorrains devront présenter un test négatif au coronavirus pour entrer en Allemagne. Le test ne doit pas dater de plus de 48 heures, un test rapide étant suffisant.


"La décision du gouvernement fédéral d'introduire des tests obligatoires ne laisse guère de temps pour se préparer. Elle montre que Berlin n'a pas conscience de l'impact de ses propres décisions et des besoins des habitants d'une région frontalière où l'Europe se vit au quotidien. Cette décision nationale unilatérale risque de plonger dans le chaos nos entreprises, nos autorités publiques et des institutions importantes telles que nos hôpitaux. Après tout, ils comptent tous sur les travailleurs frontaliers lorrains. Cette décision suscite de la contrariété et constitue également un fardeau pour de nombreuses familles", ont expliqué le président de l'Eurodistrict, Gilbert Schuh, et le premier vice-président, Uwe Conradt.


Compte tenu de la dernière décision, la création d'un centre de dépistage franco-allemand pour les frontaliers à Sarrebruck directement à la frontière, coordonnée par l'Eurodistrict ne pourra probablement contribuer que dans une faible mesure à satisfaire la demande de tests. Schuh et Conradt : "La ruée vers le centre de dépistage sera immense et tout simplement impossible à gérer sans de nouvelles mesures visant à développer les tests rapides. La décision du gouvernement fédéral selon laquelle les tests ne peuvent pas dépasser 48 heures aggrave encore le problème".


L'Eurodistrict soutient donc l'appel lancé par la Chambre de commerce et d'industrie de la Sarre (IHK) et la Fédération des associations d'entreprises sarroises (VSU) aux entreprises pour qu'elles se dotent à court terme de moyens propres de dépistage pour les travailleurs frontaliers, car il faut s'attendre à une forte ruée vers les centres de dépistage existants. Les salariés résidant en France doivent également vérifier s'ils peuvent recourir aux possibilités de dépistage en France.


"La décision du gouvernement fédéral laisse encore de nombreuses questions sans réponse qui doivent maintenant être clarifiées. Par exemple, Berlin a interdit les voyages en bus et en train du département de la Moselle vers l'Allemagne. Comment les employés ou les étudiants qui utilisent les transports en commun pour le travail et l'éducation pourront-ils traverser la frontière à l'avenir ?", ont expliqué Schuh et Conradt, en demandant des réponses à Berlin.

 

"Nous sommes déconcertés et déçus par cette décision", ont déclaré le président et le premier vice-président, qui ont conclu en renouvelant leur appel pour que Berlin s'abstienne à l'avenir de faire cavalier seul au niveau national.